Tour de conte pour lieux sauvages

Bondir, gueule retroussée, crocs assoiffés, et savoir que la proie n’a aucune chance.
Être dévorée et continuer à voler.
Laisser la sauvagerie galoper sans selle.
Péter à la barbe de la civilisation.
Contes pour âmes animales.

Un jour, je me suis rendu compte que je trimbalais quelques histoires animales qui se promenaient allègrement au-delà de toute morale, dans une joyeuse cruauté et sans appesantissement sentimental. Elles se faisaient des clins d’yeux dans mon dos. Et elles me communiquaient leur guillerette impertinence, en même temps qu’une force qui se moque des barrières humaines, trop humaines. Je les ai mises côte à côte, et elles font leur chemin ces histoires-là. Je vais y ressourcer une certaine féminité (les héroïnes y sont majoritaires…), et on a évoqué, avec gourmandise, quelque chose de sulfureux dans mon plaisir communicatif…